vendredi 5 août 2016

D'un acte d'émancipation

K. : un jour j’étais, là, j’ouvre la porte et je me suis dit, voilà, ça fait 5 ans que c’est ouvert, tout tourne, maintenant on se pose plus vraiment de questions et dans 5 ans il se passe quoi, je suis là j’ouvre la porte, il se sera passé 5 ans et rien n’aura changé, pour moi c’est pas possible, je préfère redémarrer, il faut des rêves et des projets,…, tu te remets en question, en danger et tu repars sur la route……… K. ne dissocie pas son métier, son engagement artistique et une vision philosophico-politique du monde. C’est un pur anarcho-altermondialiste indéfinissable, pour qui chaque acte de la vie, commis par lui-même ou par un autre, a une signification du point de vue de son éthique très pure : respect, droiture, honnêteté vis à vis de soi-même, pas de compromis avec le fric (c’est un point d’honneur pour lui de ne pas monter ses prix), ni avec la mode ou la routine sociale qui pousse à la consommation et à l’accumulation défensive. Leurs propres tatouages sont pour eux des actes de liberté, de dignité, d’affirmation de soi face au monde. Ils ont besoin de se sentir libres pour réaliser les rêves de leurs clients pour qui, selon eux, le tatouage est un acte d’émancipation. LA PEAU DE L'AUTRE - un film d'Yves Mora

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