mardi 20 octobre 2009
lundi 19 octobre 2009
Dissonance
Dissonance pour faire face à un tel manque de concordance.
Faire savoir, si ce n'est quand on court après le sens, que l'on se détache de la réciprocité sentimentale que nous renvoie notre propre écho.
Vibrer la corde en soit d'un spasme futile lié à un spleen duquel on se régale.
Alors on se délecte de ces écarts qui nous tiennent en vie.
Analyse d'un pourquoi, d'un comment, pour aboutir à un "à quoi bon".
Dissonance.
Pour faire face à un tel manque de concordance.
Plus qu'hier et moins que demain, apprécier, goûter l'instabilité. En faire son allier pour octroyer à ses propres schyzophrénies une certaine équité.
On n'est qu'un dans la résonnance, la mise en évidence de ce manque de concordance.
Je suis moi car en mon coeur résonne le désaccord parfait d'un déséquilibre nécessaire à la recherche de moi même.
Ordonné prêtre du Grand Désordre.
Faire savoir, si ce n'est quand on court après le sens, que l'on se détache de la réciprocité sentimentale que nous renvoie notre propre écho.
Vibrer la corde en soit d'un spasme futile lié à un spleen duquel on se régale.
Alors on se délecte de ces écarts qui nous tiennent en vie.
Analyse d'un pourquoi, d'un comment, pour aboutir à un "à quoi bon".
Dissonance.
Pour faire face à un tel manque de concordance.
Plus qu'hier et moins que demain, apprécier, goûter l'instabilité. En faire son allier pour octroyer à ses propres schyzophrénies une certaine équité.
On n'est qu'un dans la résonnance, la mise en évidence de ce manque de concordance.
Je suis moi car en mon coeur résonne le désaccord parfait d'un déséquilibre nécessaire à la recherche de moi même.
Ordonné prêtre du Grand Désordre.
mercredi 14 octobre 2009
Le repos du fou
Lentement tu t'éveilles,
souhaitant n'avoir jamais connu le sommeil
qui sur ton visage laisse son empreinte fade
et ce sentiment de n'être qu'un traître.
Un jour nouveau d'un gris maussade
encore ce souhait que le monde ne t'ai jamais vu naître.
Les yeux éteints et qui refusent l'obstination
tu n'es qu'un des maux à la surface du globe.
Et l'on voudrait t'arracher à la résignation,
à la facilité avec laquelle tu te berce dans l'opprobre.
Tes muscles, tes nerfs, ton corps n'obéissent
qu'à cette vertu si douce que l'on nomme vice.
Tu la laisse lentement s'insinuer dans tes veines,
te réchauffant, t'embrasant doucement, sans perdre haleine.
Se repaître de cette chaleur est si doux,
la laisser vers toi tendre son idéal,
accepter d'assumer ce désir fou
et rêver que tu aurais pu n'être qu'un animal.
L'ivresse est là à présent.
Les démons du dehors ne gagnent pas ta couche.
Allongé tu retrouve ton âme d'enfant
et tu acquiesce si l'on te laisse sur la touche.
Tu ignores superbement la culpabilité,
un instinct primaire ne t'a jamais quitté.
Les restes des hommes auront beau tourner,
sans cesse, frénétiquement s'agiter,
tu n'es plus des leurs et tu souris.
Ils finiront décharnés, asséchés par cette course folle
qu'ils se sont inventée et qui n'a pas de prix
si ce n'est de rester harnaché dans ta camisole.
souhaitant n'avoir jamais connu le sommeil
qui sur ton visage laisse son empreinte fade
et ce sentiment de n'être qu'un traître.
Un jour nouveau d'un gris maussade
encore ce souhait que le monde ne t'ai jamais vu naître.
Les yeux éteints et qui refusent l'obstination
tu n'es qu'un des maux à la surface du globe.
Et l'on voudrait t'arracher à la résignation,
à la facilité avec laquelle tu te berce dans l'opprobre.
Tes muscles, tes nerfs, ton corps n'obéissent
qu'à cette vertu si douce que l'on nomme vice.
Tu la laisse lentement s'insinuer dans tes veines,
te réchauffant, t'embrasant doucement, sans perdre haleine.
Se repaître de cette chaleur est si doux,
la laisser vers toi tendre son idéal,
accepter d'assumer ce désir fou
et rêver que tu aurais pu n'être qu'un animal.
L'ivresse est là à présent.
Les démons du dehors ne gagnent pas ta couche.
Allongé tu retrouve ton âme d'enfant
et tu acquiesce si l'on te laisse sur la touche.
Tu ignores superbement la culpabilité,
un instinct primaire ne t'a jamais quitté.
Les restes des hommes auront beau tourner,
sans cesse, frénétiquement s'agiter,
tu n'es plus des leurs et tu souris.
Ils finiront décharnés, asséchés par cette course folle
qu'ils se sont inventée et qui n'a pas de prix
si ce n'est de rester harnaché dans ta camisole.
mardi 13 octobre 2009
Music is my travel agency
C'est un parfum
C'est un parfum qui chaque fois me ramène là.
Là où ma mémoire, ma conscience, après avoir opéré ce subtil classement dans je ne sais quel tiroir de ma tête ont décidé de lâcher prise.
C'est là, comme un clé, que le parfum déverrouille souvenirs et sensations. Et me ramène à toi.
Toi, moment oublié, qui pourtant est ce que je suis, qui je suis.
Un être à tiroir.
Un être à classement pour ne pas se perdre dans le foutoir, dans les méandres d'une vie. Dans les méandres de ces moments. Vécus.
Classer. Trier. Sélectionner. Bons ou mauvais, les méandres me construisent ou me détruisent. Je suis ce que je suis. Je ne suis même que ce que je suis.
Fais de tiroirs, composé, agencé par des classements. Je suis une gare de triage. Rangé.
Du chaos né la vie, de la vie né le chaos. Du classement né le statique. Du statique, l'immobilisme. De l'immobilisme, l'ennui. De l'ennui, la mort. De la mort, la plénitude.
Enfin.. je crois.
Alors je renifle. Les narines dans le vent, je guette ici et là les clés qui une à une ouvriront les tiroirs, les petites boîtes de ma mémoire.
Ici un cosmétique, là une matière, un matériau. Une saison ou même une émotion, tout est parfumé. A chacun son odeur.
Alchimie olfactive pour une révolution sensitive.
Magie olfactive pour une chimie qui fait de nous des êtres à la dérive?
Le beau bois de mes tiroirs se terni, craque et se fissure. Le classement vol en éclat. Je m'ordonne prêtre du Grand Désordre.
Une tête bien rangée pour un être pas tout à fait, mais suffisamment, dérangé.
Là où ma mémoire, ma conscience, après avoir opéré ce subtil classement dans je ne sais quel tiroir de ma tête ont décidé de lâcher prise.
C'est là, comme un clé, que le parfum déverrouille souvenirs et sensations. Et me ramène à toi.
Toi, moment oublié, qui pourtant est ce que je suis, qui je suis.
Un être à tiroir.
Un être à classement pour ne pas se perdre dans le foutoir, dans les méandres d'une vie. Dans les méandres de ces moments. Vécus.
Classer. Trier. Sélectionner. Bons ou mauvais, les méandres me construisent ou me détruisent. Je suis ce que je suis. Je ne suis même que ce que je suis.
Fais de tiroirs, composé, agencé par des classements. Je suis une gare de triage. Rangé.
Du chaos né la vie, de la vie né le chaos. Du classement né le statique. Du statique, l'immobilisme. De l'immobilisme, l'ennui. De l'ennui, la mort. De la mort, la plénitude.
Enfin.. je crois.
Alors je renifle. Les narines dans le vent, je guette ici et là les clés qui une à une ouvriront les tiroirs, les petites boîtes de ma mémoire.
Ici un cosmétique, là une matière, un matériau. Une saison ou même une émotion, tout est parfumé. A chacun son odeur.
Alchimie olfactive pour une révolution sensitive.
Magie olfactive pour une chimie qui fait de nous des êtres à la dérive?
Le beau bois de mes tiroirs se terni, craque et se fissure. Le classement vol en éclat. Je m'ordonne prêtre du Grand Désordre.
Une tête bien rangée pour un être pas tout à fait, mais suffisamment, dérangé.
et nous...
"parce qu il y eu cette etincelle, ce sentiment de se trouver à ce moment là à ma place... si naturel et normal... le goût de l'impossible devenu réel. aussi éphémère qu intense.
ton regard, jusqu'à ce jour inconnu et pourtant si famillier... tes levres... puis le songe d un dos nu, de la caresse dans la chaleur du matin, les premiers rayons du soleil balayant la pénombre...
et nous.. "
ton regard, jusqu'à ce jour inconnu et pourtant si famillier... tes levres... puis le songe d un dos nu, de la caresse dans la chaleur du matin, les premiers rayons du soleil balayant la pénombre...
et nous.. "
Chasse
Parce qu'il n'y a, pour le petit chat, que l aile qui compte...
Sensations à foison qui dans sa gueule d amours allergènes réveillent l'instinct du félin.
Crrrr Crrrr, Crrrr Crrrr... que fait donc là le grillon qui, un rayon juste avant, chantait encore l'avènement du soleil ?
Les billes jaunes s'arrondissent et pointent au centre les minuscules cibles noires sauvages... n'est pas nyctalope qui veut...
Bientôt le feulement couvre le Crrrr Crrrr qui lui se fait acceptation d'un règne...animal, d'une chaîne...alimentaire.
Parce qu'il n'y a là, pour le petit chat, que l'aile qui compte.. et qui frémit, doucement à présent, ultime cadeau de l'astre roi contre la babine alléchée..
Sensations à foison qui dans sa gueule d amours allergènes réveillent l'instinct du félin.
Crrrr Crrrr, Crrrr Crrrr... que fait donc là le grillon qui, un rayon juste avant, chantait encore l'avènement du soleil ?
Les billes jaunes s'arrondissent et pointent au centre les minuscules cibles noires sauvages... n'est pas nyctalope qui veut...
Bientôt le feulement couvre le Crrrr Crrrr qui lui se fait acceptation d'un règne...animal, d'une chaîne...alimentaire.
Parce qu'il n'y a là, pour le petit chat, que l'aile qui compte.. et qui frémit, doucement à présent, ultime cadeau de l'astre roi contre la babine alléchée..
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